Un colloque organisée par l’ANSES sur la « crédibilité de l’étude scientifique »

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Publié le

04/01/2021
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Quelle crédibilité accordée aux institutions scientifiques auxquelles se réfèrent les élus? Quelle crédibilité accordée à une science qui se veut unique, présenter un front uni  alors que c’est la multiplicité des avis qui l’a toujours faite avancer ? UN COLLOQUE SUR LA SCIENCE ET LA MÉDECINE AU SERVICE DES POLITIQUES ET DES LOBBIES Un colloque où […]

Auteur

Catherine Gouhier

Quelle crédibilité accordée aux institutions scientifiques auxquelles se réfèrent les élus?

Quelle crédibilité accordée à une science qui se veut unique, présenter un front uni  alors que c’est la multiplicité des avis qui l’a toujours faite avancer ?

UN COLLOQUE SUR LA SCIENCE ET LA MÉDECINE AU SERVICE DES POLITIQUES ET DES LOBBIES

Un colloque où on ne peut imaginer la multiplicité  de la science. Elle n’y est même pas évoquée.

En 2021 l’ANSES organise un colloque international sur le thème « Crédibilité de l’expertise scientifique et décision publique ». Le prétexte étant que cette expertise qui doit soutenir la gouvernance des autorités sanitaires est souvent contestée, voire désavouée. Logiquement, il faudrait donc éradiquer ce scepticisme qui nuit aux stratégies  exigeantes des politiques, sans oublier celles des lobbies.

La méthode adoptée étant donc de réunir des spécialistes qui détermineront les principes utiles aux structures administratives et politiques. À savoir, conforter les avis bien pensants en écartant les thèses contrariantes qui font controverse. Le but étant de séparer le bon grain de l’ivraie inutile, dérangeante, voire séditieuse.

Ce colloque révèle la volonté insidieuse d’entraver la liberté des idées dans l’expertise scientifique pour des raisons polémiques entretenues par des savants « dits éminents » trop rigides, trop sectaires, parfois engagés dans des conflits d’intérêts.

À ce sujet, Louis de Broglie, prix Nobel de physique, déclarait en 1978 :

« L’histoire de la Science montre que dans leur domaine, les plus grands progrès ont été effectués par des penseurs audacieux qui ont aperçu des voies nouvelles et fécondes que d’autres n’apercevaient pas. Si les idées des savants de génie, qui ont été les promoteurs de la science moderne, avaient été soumises à des commissions de spécialistes, elles leur auraient sans nul doute paru extravagantes et auraient été écartées en raison même de leur originalité et de leur profondeur…

Dans le domaine de la physique théorique dont je puis parler en connaissance de cause, les magnifiques conceptions nouvelles de Lorenz, de Planck et surtout d’Einstein, se sont heurtées à l’incompréhension de savants éminents. Ils en ont triomphé, mais à mesure que l’organisation de la recherche devient plus rigide, le danger augmente que les idées nouvelles et fécondes ne puissent pas se développer librement. »

Pour conclure, la pratique de l’expertise scientifique repose sur deux principes  fondamentaux : elle doit publier des mesures statistiques crédibles et elle doit aussi faire l’objet de vérifications et de critiques constructives en excluant toute dérive dogmatique et radicale. Cependant, aujourd’hui les structures sociétales, médiatiques, administratives, financières, industrielles, politiques et les conflits d’intérêts qui en résultent, pèsent lourdement sur la mise en place des planifications publiques, des réglementations et des législations, que tous veulent maîtriser, mais chacun pour son propre  intérêt.

En conséquence, force est de constater que  les expertises aux conclusions contrariantes faisant polémique, s’exposent à subir les foudres des pouvoirs publics et que leurs auteurs font parfois l’objet de procédures judiciaires sous prétexte de charlatanisme, d’obscurantisme, d’ésotérisme, voire de complotisme.

Finalement, ce colloque international concernant les nouveaux défis dans un monde qui change n’est-il pas orchestré dans le but insidieux de décrédibiliser l’expertise scientifique laissant place aux pouvoirs décisionnaires des politiques et des lobbies? En conséquence, dans ce monde en révolution, il devient plus que jamais primordial de préserver la liberté de l’expertise.

En effet, dans la recherche scientifique et médicale, les idées innovantes ont souvent été contestées, mais historiquement elles ont toujours été la source des découvertes et des grands progrès dans l’histoire de l’humanité.

Pierre LE RUZ Expert RNI, PhD, Professeur Émérite

Une commission scientifique ne devrait elle pas présenter tous les avis scientifiques présents en fonction des connaissances en vigueur. Est ce que ce ne serait pas cela la VRAIE science, une science ouverte à la multiplicité de tous les points  de vue? 

Il suffit d’écouter pour comprendre l’orientation de ce colloque.

http://eye.info.anses.fr/c?p=wATNAgPCxBAe0K7Qme1nJ0TQm9C3TdCC0Ik5cgkexBA20IP1DEtMR9CD0KkaTv4S9h3r2UhodHRwczovL3d3dy55b3V0dWJlLmNvbS9wbGF5bGlzdD9saXN0PVBMMUpuelRFc2FkNUJYOTNxRGs4R3A0THhvMlljMmVleji4NWYyZDEzOWRiOTVjZWU2YjUwNjNjZTJlxBBMA27QnF5WTGDQuOVL0IZR0N7QrV3AtjdvYVdJaWRUUkthWDllMmpLeVZ6a2exZXllLmluZm8uYW5zZXMuZnLEFF1aPEBKTht_0LICXdC10KP5DNDd0MzQk9CKNA

 

 

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