Le risque de maladies respiratoires accru par les champs électriques

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Publié le

12/08/2015
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Selon une étude de l’Imperial College de Londres (ICL), à paraitre en août dans le journal Atmospheric Environment, l’exposition prolongée aux champs électriques artificiels présents notre environnement accroit les risques de maladies respiratoires. Et que ce risque est bien plus élevé que ce que l’on croyait. Ces champs électriques sont ainsi causes d’une diminution de […]

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Selon une étude de l’Imperial College de Londres (ICL), à paraitre en août dans le journal Atmospheric Environment, l’exposition prolongée aux champs électriques artificiels présents notre environnement accroit les risques de maladies respiratoires. Et que ce risque est bien plus élevé que ce que l’on croyait.

Ces champs électriques sont ainsi causes d’une diminution de la concentration en ions oxygène présents dans l’organisme – les fameux ions négatifs – censée améliorer le fonctionnement du métabolisme et tuer les microbes pathogènes.

Toutes les poussières inférieures à un micron, c’est à dire plus de 90 % des particules en supension dans l’air, peuvent être affectées par ces champs et acquérir une charge électrique facilitant leur dépot à la surface de la peau ou des muqueuses des poumons. Ces surfaces, de charge électrique opposée, attirent et retiennent d’autant mieux les allergènes, bactéries ou virus « électrisés ». Plus le champ électrique est intense, plus les particules se déposent et adhèrent rapidement.

En envahissant l’organisme, le nombre accru de ces particules toxiques multiplie les risques de contamination ou d’infections respiratoires, ainsi que la survenue de maladies comme l’asthme.

« De nombreux facteurs provoquant des champs électriques élevés sont courants dans l’environnement des salles d’hôpitaux ou les lieux victimes du syndrôme des bâtiments malsains » analyse Keith Jamieson, auteur principal de l’étude.

Quelques comportements simples permettent de réduire ce risque. Dans le cas de l’équipement électrique, principalement les ordinateurs, les relier à la terre permet en général de diminuer la plus grande part du champs. En ce qui concerne les charges électriques générées par les personnes elles-mêmes, en frottant deux draps l’un sur ’lautre par exemple, le choix de matières naturelles et le maintien d’un certain niveau d’humidité, supérieur à 30 %, contribue à équilibrer l’ionisation de l’air. « Débrancher les équipements lorsqu’ils ne fonctionnent pas et essayer d’éviter de rester trop longtemps dans les zones où les champs sont les plus élevés sont aussi des solutions » rappelle le chercheur de l’Imperial College.

Electrical fields from everyday equipment and materials could increase infection risk communiqué de l’ICL du 20 juillet 2007

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