Lampes LBC, alerte à l’allumage électro-polluant !

"
n

Catégories

Publié le

12/04/2015
l

Le fonctionnement des lampes LBC fluo-compactes encore  appelées lampes basse consommation, munies d’un allumage électro-polluant,  génère de puissants champs électromagnétiques, susceptibles de gravement perturber les biens et les personnes. Le Criirem déconseille l’utilisation de ces ampoules en tant que lampes de chevet ou de bureau et demande aux fabricants de remédier à cette électro-pollution. Les […]

Auteur

Pierre Le Ruz

Le fonctionnement des lampes LBC fluo-compactes encore  appelées lampes basse consommation, munies d’un allumage électro-polluant,  génère de puissants champs électromagnétiques, susceptibles de gravement perturber les biens et les personnes.

Le Criirem déconseille l’utilisation de ces ampoules en tant que lampes de chevet ou de bureau et demande aux fabricants de remédier à cette électro-pollution.

Les scientifiques du Criirem et d’Arca Ibérica (Espagne) ont réalisé un banc d’essai sur les lampes LBC,  aujourd’hui recommandées dans le cadre de la lutte contre le réchauffement de la planète et les économies d’énergie.

L’expérimentation, menée près de Valence, en Espagne, et réalisée en chambre anéchoïque avec différentes types de lampes LBC, de marques et puissances différentes, montre que les lampes LBC, dès l’allumage, sont à l’origine d’importants rayonnements radioélectriques… Alors que les ampoules à incandescence n’en émettent pas !

Contrairement aux ampoules classiques, les champs détectés autour des lampes LBC allumées atteignent, à 20 cm, entre 180 V/m et 4 V/m pour des puissances allant de 20 à 11 Watts. Avec des puissances de 7 ou 5 Watts, les champs électriques radiofréquences mesurées vont de 34 à 2 V/m à moins de 20 centimètres. Il faut attendre 1 mètres pour retrouver une valeur de 0,2 V/m, correspondant au bruit de fond radiofréquences ambiant.

La technique des ballasts électroniques présente dans le culot des lampes LBC est la cause des rayonnements radioélectriques émis par les ampoules. Ces circuits électroniques, caractéristiques de ampoules, régulent la tension électrique entrant dans l’ampoule – ce qui optimise l’énergie consommée et accroît la durée de vie de l’ampoule. Les ballasts sont aussi chargés, pour éviter un effet de scintillement, d’augmenter la fréquence du courant traversant l’ampoule, transformant ainsi les émissions basse fréquence des ampoules en des fréquences bien plus élevées, à l’origine des rayonnements radioélectriques relevés.

Aucun blindage électromagnétique du culot n’a été constaté dans le culot des ampoules expertisées, or celui-ci permettrait d’abaisser considérablement les valeurs des rayonnements radioélectriques observés.

Conclusions :
En raison des valeurs détectées afférentes au fonctionnement de ces ampoules LBC, les personnes qui utilisent ce type d’ampoules, par exemple comme lampe de chevet, sur leur table de travail ou leur bureau, peuvent être exposées, selon la distance et la puissance à des champs électriques allant de 2 à 100 V/m, voire plus.

De plus, des risques importants de compatibilité électromagnétique (CEM) sont à craindre chez les personnes appareillées d’implants ou de prothèse médicales, actif ou non, car elles peuvent être exposées lors de la mise en service des ampoules à économie d’énergie, de façon instantanée, à des pics de champs électriques de l’ordre de 100 à 300 V/m.

Ces valeurs, en fonction des distances et des puissances impliquées, sont supérieures aux limites recommandées par le Conseil de l’Europe (1999/519/CE), visant à éviter au public tout effet thermique et fixée à 28 V/m, et la directive relative à la compatibilité électromagnétique des équipements électroniques et électriques (2004/108/CE), dont les niveaux sont de 3 V/m, voire de 10 V/m selon les références.

Le communiqué à télécharger ci-dessous et la mise en garde sur les ampoules.
Mise en garde 2007

Communique de Presse

https://www.criirem.org/wp-content/uploads/2015/12/lbc_arcacriirem_mise_en_garde_08-2007.pdf

Dans la même catégorie