Plaine Commune veut une charte de bonne conduite

"
n

Catégories

Publié le

12/03/2015
l

Les habitants des rues des Ursulines et Emile-Connoy, à Saint-Denis, qui bataillent depuis décembre 2005 contre l’installation d’antennes-relais sur les toits des immeubles et des écoles, savent qu’il leur faudra du temps pour faire plier les opérateurs de téléphonie mobile. Il leur a déjà fallu près d’un an pour que les élus organisent à l’échelle […]

Auteur

datagitateur

Les habitants des rues des Ursulines et Emile-Connoy, à Saint-Denis, qui bataillent depuis décembre 2005 contre l’installation d’antennes-relais sur les toits des immeubles et des écoles, savent qu’il leur faudra du temps pour faire plier les opérateurs de téléphonie mobile. Il leur a déjà fallu près d’un an pour que les élus organisent à l’échelle des huit villes de la communauté d’agglomération de Plaine Commune une réunion publique d’information avec des opérateurs… qui ne sont pas venus.

Mais depuis mardi soir, ils savent que le président de Plaine Commune, Patrick Braouezec (PCF), le maire de Saint-Denis, Didier Paillard (PCF) et celui de L’Ile-, Michel Bourgain (Verts), sont à leurs côtés pour aller plus loin : faire signer une charte de bonne conduite à Bouygues Télécom, Orange et SFR. Michel Bourgain, par ailleurs vice-président de Plaine Commune chargé de l’environnement, a annoncé qu’il souhaitait ouvrir des discussions avant la fin de l’année. « Ce qui est bon pour Paris doit l’être pour la banlieue », dit celui qui rêve de rédiger une charte aussi exemplaire que celle de son ami Yves Contassot. L’adjoint vert de Paris a signé en mars 2003 un document dans lequel les opérateurs s’engagent à communiquer le nombre d’antennes et leur implantation tous les six mois, de ne refuser aucune réunion publique et, surtout, de baisser les rayonnements électromagnétiques des antennes à 2 volts par mètre sur 24 heures. Alors qu’un décret gouvernemental de 2002 les accepte entre 48 et 61 volts par mètre.

Comment faire aussi bien, voire mieux (car la technologie avance vite) que la capitale ? « Il a fallu un an et demi de discussions et beaucoup de difficultés pour aboutir, avertit Yves Contassot. Nous n’aurions pas réussi sans une forte mobilisation des habitants et une prise de conscience de tous les élus. Il a fallu créer un rapport de force et peser sur l’image des opérateurs dans l’opinion publique. C’est une bagarre politique, pas juridique. »

Les associations nationales, la Priartem et le Criirem, partagent son point de vue. Pour elles, « seule la médiatisation fait peur aux opérateurs ». « Je crois en une mobilisation locale de tous, résume Michèle Rivasi, de la Crirem. Si toutes les villes de France demandentaux opérateurs de baisser les taux de rayonnement, comment pourront-ils refuser ? »

(source : le Parisien, jeudi 16 novembre 2006)

Dans la même catégorie