En Autriche, les antennes relais prennent (aussi) la tête !

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12/03/2015
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Une étude de l’Université de Médecine de Vienne, réalisée par l’Institut de Médecine Environnementale et publiée dans Occupational and Environmental Medicine de mai 2006, confirme le lien entre l’exposition aux antennes relais et des effets sur la santé. Par rapport aux études centrées sur le téléphone mobile, l’effet sur la santé des antennes-relais a été […]

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Une étude de l’Université de Médecine de Vienne, réalisée par l’Institut de Médecine Environnementale et publiée dans Occupational and Environmental Medicine de mai 2006, confirme le lien entre l’exposition aux antennes relais et des effets sur la santé.

Par rapport aux études centrées sur le téléphone mobile, l’effet sur la santé des antennes-relais a été finalement scientifiquement peu étudié tiennent à rappeler le Docteur Hans Peter Hutter. L’auteur et son équipe en citent trois : deux enquêtes d’observation et recueil d’informations auprès de riverains (les articles de Roger Santini et Pierre Le Ruz – membres du conseil scientifique du Criirem, et de Navarro et Segura publiée en 2003 par Electromagnetic Biology and Medicine) et l’étude expérimentale TNO, réalisée aux Pays-Bas, dans des conditions de laboratoire, également en 2003.

Il est souvent mis en avant que si les antennes relais avaient un effet sur la santé, cela apparaitrait aussi à proximité des émetteurs hertziens. Les auteurs le soulignent en préambule : l’argument ne tient pas. Pourquoi ?

Parce qu’il existe très peu d’études sur l’effet des relais de télédiffusion sur par exemple les cancers ou le sommeil. Parce que les résultats des études existantes sont « compatibles avec la possibilité d’un risque modérément élevé ». Parce qu’enfin « les emissions des antennes relais diffèrent de façon substantielle de celles des autres sources de rayonnements électromagnétiques. »

Cette étude autrichienne, menée à Vienne et dans une région alentours, porte sur 365 riverains, exposés depuis plus d’un an à des antennes-relais situés entre 24 et 600 m en zone rurale, ou installés à une distance de 20 à 250 mètres en ville. Visités à domicile, ces riverains ont passé des tests cognitifs, sur la mémoire, la perception, etc. et répondu à des questions sur leur état de santé et la qualité de leur sommeil. Enfin des mesures de champ électromagnétique (exprimé en mW/m2 et non en V/m comme c’est le cas en France) ont été prises dans leur chambre à coucher.

Les niveaux relevés étaient en moyenne assez bas, à 0.04 mW/m2, 0.23 mW/m2, ou 1.3 mW/m2. Et légèrement supérieurs à la campagne (0.05 mW/m2) qu’en zone urbaine (0.02 mW/m2). Donc, globalement, bien en deça des valeurs limites en vigueur en Autriche, fixées à un maximum de 4,1 mW/m2.

Malgré l’influence de plusieurs variables individuelle difficiles à prendre à compte, parmi elles l’utilisation d’un téléphone mobile ou l’inquiétude des effets nocifs liés aux rayonnements des antennes relais, « une relation significative de certains symptômes avec les niveaux de puissance mesurées » a été constaté, notamment dès que la valeur d’exposition dépasse les 0,5 mW/m2. « Le [risque le] plus élevé concerne les migraines. La vitesse de perception est accru, bien que son acuité diminue de façon infime avec l’augmentation des niveaux d’exposition. Il n’y a pas d’effet significatif sur la qualité du sommeil. »

« Malgré une très faible exposition [aux champs électromagnétiques hyperfréquences], les effets sur le bien-être et la performance ne peuvent pas être écartés, comme le montre les résultats expérimentaux récemment obtenus. »

(voir le résumé de l’étude en ligne et en anglais)

mise à jour du 4 mai 2006 : Voici la conversion en volt/mètre (V/m) des niveaux mesurés lors de l’étude autrichienne. Pour 0,04 mW/m², E = 0,125 V/m. Avec 0,23 mW/m² , E= 0,3 V/m. Enfin 1,3 mW/m², E = 0,7 V/m. Comme le rappelle Pluloin Lanten, le seuil des 0,5 mW/m2 correspond à une puissance d’environ 0,43 V/m.

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