Lettre ouverte aux utilisateurs, installateurs de compteurs télérelevés.

Madame, Monsieur,

Depuis de nombreuses années, le CRIIREM travaille sur les risques afférents aux champs électromagnétiques des rayonnements non ionisants.

En 2011, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a demandé un seuil de prévention pour les niveaux d’exposition à long terme aux micro-ondes ou hyperfréquences en intérieur à 0.6V/m et l’OMS vient de classer ces mêmes champs électromagnétiques dans la catégorie cancérigène 2B, comme l’était l’amiante, le plomb et le DDT…

Or, nous savons que depuis quelque temps de nouveaux compteurs d’eau ou d’électricité sont installés. Ces nouveaux compteurs sont à  télérelevé et émettent des hyperfréquences qui peuvent aller jusqu’à 3V/m à 1m de certains modules.

De plus, l’installation des compteurs va entrainer la mise en place d’équipements supplémentaires, en antennes de réception et en répéteurs.

Dans sa dernière mise à jour de l’expertise sur les ondes radioélectriques, l’AFSSET conseillait de privilégier les systèmes filaires.

Il semble donc anormal d’imposer systématiquement ces compteurs car, certaines personnes sont reconnues électrohypersensibles et une simple émission peut engendrer chez eux de sérieux troubles.

Au vu de tous ces éléments, le CRIIREM demande à ce que les compteurs télérelevé émettent des champs électromagnétiques réduits, uniquement lors du relevé desdits compteurs, et non une émission permanente, de plus, que chaque personne puisse accepter ou non ces compteurs.Vu l’installation massive et imposée des compteurs à télérelevé, le Criirem a décidé de faire une lettre ouverte qui demande une installation raisonnable de cette technologie.

Lettre Ouverte